Un petit peu de tout et rien, sur ici et ailleurs...
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mardi 15 juin 2010

Au bout de la rue: l'hospice Gantois

Quand je disais que j'allais partir en voyage au bout de ma rue, j'ai décidé de le faire aujourd'hui. En effet, après un petit tour sur internet, je découvre que l'on peut visiter l'hôtel de luxe qui se trouve juste derrière chez moi. Très curieuse, je me suis toujours demandée à quoi çà ressemblait à l'intérieur et ma curiosité a bien été satisfaite grâce à cette visite guidée. Je recommande car on en apprend beaucoup sur la ville et ses hopitaux à travers les siècles. De plus, le guide est vraiment sympathique et passionné par ce qu'il fait. Il répondra avec plaisir à toutes vos questions. 

Hôtel surtout connu parce que les joueurs du LOSC y dorment chaque soir de match, l'hospice gantois a été un hôpital jusqu'en 1995. Appartenant encore au CHU, de nombreuses discussions auront lieu pour savoir ce qu'il en adviendra. Dans les années 2000, ils décident de le rénover et d'en faire un hôtel de Luxe.


La visite commence par l'extérieur du bâtiment qui en faite, en contient plusieurs. En effet, la chapelle et la salle des malades datent du 15ème siècles alors que le reste (lieu de vie des soeurs, trois maisons de location et la maison du chapelain) date du 17ème siècle. Il faut savoir qu'à l'origine le bâtiment n'avait jamais été peints et que cela pose plusieurs problèmes car la pierre ne respire plus... enfin bref, le plus intéressant est quand même à l'intérieur. Nous poursuivons avec une petite salle d'exposition et le mot petit est bien faible pour décrire la taille de la pièce qu'ils ont laissé au musée hospitalier. Enfin, je vous laisse juger par vous même.
Rapidement, nous partons découvrir la salle des malades où se situe l'une des plus anciennes peintures à l'huile sur un mur. On peut encore y voir les petites armoires incrustées dans le mur qui servaient de table de nuit au malade. A la base, elle a été construite pour soigner 13 vieillards puis au fur et à mesure des dons, ils ont put augmenter un peu la capacité de l'hospice. Un seul don fut fait en argent, le reste étant des dons soient de terrains, soient de taxes... 
La salle des malades donne directement dans la chapelle qui a été construite au fond pour être sur que les gens n'oublient pas de donner leur aumône avant de sortir. Les peintures du chemins de croix datent du 15ème siècles et il y a plusieurs peintures de l'école de grands peintres, qui parfois sont un peu bâclées. On peut y remarquer de nombreuses erreurs mais bon à l'époque le copyright n'existe pas, tout comme le droit d'auteur. Bien au contraire, plus on fait de copie, plus on se fait d'argent.
Puis nous iront voir les différentes cours que composent l'hospice. L'une d'entre elle a été couverte pour en faire le bar de l'hôtel. Bien agréable, çà donne envie d'y rester... mais les deux plus belles sont quand même celle qui sont restées à ciel ouvert où on peut profiter du soleil dans le calme malgré qu'on se situe en plein coeur de la ville. 
Toutes les cours sont entourées de nombreux couloirs en tout genre, il faut bien le dire. Entre la galerie d'art contemporain, le couloir des chambres, les vraies couloirs, il y a le choix. Je trouve un peu dommage que certains couloirs ont été bien trop modernisés, on y retrouve plus du tout l'ancienne architecture. Sauf un couloir au premier étage où l'aspect des anciennes cellules des soeurs (devenues les suites) a été gardé comme le carrelage qui est encore d'origine.
Au bout d'un couloir, nous tombons sur la bibliothèque. Enfin, c'est sa fonction aujourd'hui car à l'époque, c'était la lingerie. De nombreux livres sont à la disposition des clients mais comme le souligne le guide, peu d'entre eux doivent vraiment venir y faire un tour. Il y a de nombreux livres plus ou moins ancien mais aucun récents. Même pour ce qui est des livres d'enfants qui sont des anciens livres de la bibliothèque rose des années 80-90. Juste à l'entrée de la bibliothèque se trouve un piano, je me demande si les clients ont le droit de s'y asseoir pour y jouer un morceau. D'un autre coté, je ne sais même pas s'il est accordé. Malheureusement, nous ne pourrons pas voir la salle à manger qui est occupé par une réunion. 
On fait un petit tour à l'étage comme nous ne sommes pas nombreux pour aller voir les chambres des soeurs, enfin l'extérieur, ainsi que l'arrière de la chapelle et un tableau montrant un archevêque vivant dans le luxe total. Puis nous allons voir le tableau des donateurs (fondateurs de lits) où la visite se termine. Les trois autres personnes qui ont fait le voyage avec moi, décident de rester boire un café pendant que j'entame mon retour.

vendredi 21 mai 2010

Jour 24: Toute bonne chose à une fin

Et voilà, c'est déjà le dernier jour. Il faut faire la valise en jouant à Tétris pour que tout rentre et à ma grande surprise, je n'ai aucun mal à les fermer et je ne dépasse même pas le poids maximum comme quoi, il est possible de partir un mois en vacances et de revenir avec plein de souvenirs avec seulement 23kg de bagages enregistrés. 

Dehors, il fait super chaud, même le vent n'est pas frais. Cela me fait un sacré changement avec les 4° et la neige qui m'ont accueilli quand je suis arrivée, il y a un petit mois. J'ai un peu de mal à croire que ça fait déjà si longtemps que je suis à Montréal, j'ai l'impression que j'ai atterri hier et j'ai bien envie de rester encore quelques jours mais malheureusement, toute bonne chose a une fin et il faut rentrer à la maison. Mais je ne pars pas totalement démotivée, ce n'est qu'un au revoir et non un adieu, le sol québécois reverra mes pieds, c'est certain. J'ai beaucoup d'amis ici et puis il y a encore bien des choses à voir, je n'ai vu qu'une infime partie du Québec alors ne parlons pas du Canada. J'ai encore énormément de choses à découvrir... mais il est vrai que je prévois d'aller ailleurs pour mes prochaines vacances, j'ai envie de voir un peu d'autres choses, de quitter le continent nord Américain et pourquoi pas me consacrer un peu à mon continent qu'est l'Europe. J'ai déjà vu beaucoup de choses mais encore une fois, c'est vraiment rien par rapport à tout ce qu'il y a à voir. En ce moment, Amsterdam et Rotterdam me font beaucoup de l'oeil et j'avoue que j'aimerais bien aller y passer des week ends pendant l'été.

Un dernier petit tour de voiture jusqu'à l'aéroport, un au revoir et me voilà dans l'aérogare avec tous mes bagages. Comme à mon habitude, je m'enregistre encore une fois la première, ce qui me permet de bien choisir ma place, avec hublot et pas à coté de l'aile. Ce que j'obtiens sans aucun souci puis direction la douane... enfin, c'est ce que je croyais mais il n'y a pas vraiment de douane, on a bien sur le droit au rayon x et cie mais c'est tout, on ne vérifie pas plus que cela notre passeport, quoi qu'à l'enregistrement, la personne d'Air Transat l'a quand même enregistré et peut être que c'est ça qui fait office de douane. Parce que je suppose qu'ils ont quand même besoin de savoir si on est sorti ou non du territoire. 

Encore une fois, je peux constater que tout est payant, on ne peut même pas trouver un wifi gratuit pour dire de passer un peu le temps car c'est bien beau de nous demander d'arriver à l'avance mais il faudrait peut être trouver des choses pour occuper les gens qui voyagent seuls. Certes, il y a toujours une ou deux personnes qui prennent pour la première fois l'avion et que vous pouvez renseigner mais bon, ça s'arrête bien souvent là. L'attente est longue et j'en profite pour regarder toutes les photos que j'ai prises depuis mon arrivée ici, ça me rend déjà un peu nostalgique surtout celles du repas des finissants. C'est une nouvelle page qui se tourne mais j'en ai encore bien d'autre à écrire...

L'embarquement commence et avant que l'avion démarre son roulage, on apprend que les canadiens mènent de 4 à 0. Il nous faudra attendre l'atterrissage pour savoir qu'ils ont gagné 5 à 1.  Cela doit vraiment leur faire du bien au moral mais j'avoue que là, je m'en fiche un peu, je ne peux que profiter de la vue que j'ai sur Montréal depuis l'avion qui décolle... de là-haut, on voit tous les terrains de baseball et de foot éclairés, on repère le Mont-Royal... toutes ces lumières, c'est magnifique. Certes, c'est de la pollution lumineuse mais c'est une pollution qui fait pétiller nos yeux, comme ceux des enfants à Noël. C'est un immense sapin qui scintille sous nos pieds. 

Devant moi, 6h30 de vol avant de devoir récupérer mes bagages, trouver la gare de l'aéroport de Roissy, une petite heure de train et je retrouverai la capitale du Nord, sous le soleil. Lille change sans changer, les travaux autour du Casino ont bien avancé, la société de Parking n'est plus la même mais tous les repères sont toujours là, l'accent Québécois a disparu de mes oreilles pour faire place à celui des Chtis... ça fait du bien d'être à la maison, quand même... mais je pense déjà à mon prochain voyage, à mes prochaines découvertes... 

J'ai envie de profiter du beau temps pour partir à la découverte du Nord, c'est mon département et je ne le connais que si peu. Après tout, pas besoin de forcément partir à l'autre bout du monde pour découvrir de nouvelles choses. J'ai bien envie de continuer à vous faire partager tout cela... bon, ça ne sera plus au rythme d'un poste par jour mais j'espère que vous serez toujours là pour me lire.

jeudi 20 mai 2010

Jour 22: tranquilou...

Une petite journée tranquille pour moi. On se lève après une petite grasse matinée, on se fait un petit cinéma (lettre à Juliette, qui est vraiment bon au passage, sauf le passage où le gars conduit à gauche en plein milieu de l'Italie... hihi), avant de juste profiter du soleil. Des vraies vacances, ça fait vraiment du bien, on ne pense à rien d'autre qu'à se reposer, sans aucun souci, sans rien du tout... Au soir, nous allons au restaurant et là, je suis un peu surprise de voir que l'on doit amener sa propre bouteille de vin. Je ne comprends pas trop pourquoi on ne peut pas en acheter directement sur place, cela serait plus simple. Bon, il est vrai qu'au moins, comme ça, on peut avoir le vin qu'on veut, on n'est pas obligé de choisir parmi une carte restreinte mais bon, ça veut aussi dire que si on y va sur un coup de tête, on ne peut pas avoir de vin ou tout autre alcool. D'ailleurs, autre chose qui me surprend, c'est qu'en arrivant, ils ne nous laissent pas le choix entre l'eau en bouteille ou l'eau en robinet, ils nous servent directement de l'eau du robinet avec des glaçons. Ce qui n'est pas terrible pour ceux qui ont des estomacs ou des intestins fragiles. Enfin, c'est peut être juste celui où je suis allé mais vu les prix, je pense que c'est assez haut de gamme quand même...

En tout cas, on y a fait bonne chère. J'aime beaucoup le fait que les assiettes sont vraiment bien servies, d'ailleurs pour la finir entièrement, il faut vraiment avoir faim, surtout si, comme moi, vous prenez une entrée. Avec mon amie, nous avons pris des calamars frits et j'ai trouvé ça bien drôle d'avoir des petits calamars entiers... je vous laisse imaginer que je me suis bien amusé à manger patte par patte, enfin plutôt tentacule par tentacule. 

Il y a pas mal de code ici, qu'il est bon de savoir si on veut être servis. Tout comme il est préférable de fermer son menu, si vous voulez qu'ils comprennent que vous avez fait votre choix ou de bien mettre vos couverts dans l'assiette pour montrer que vous avez fini même si votre assiette n'est pas vide parce que sinon, ils vous laissent poiroter un long moment. Enfin, c'est quand même mieux que les restaurants où ils passent leur temps à venir voir si vous avez fait votre choix, si vous avez finis, etc. Là, le seul truc chiant, c'est qu'ils passent leur temps à remplir votre verre d'eau

Bref, je passe des journées tranquilles pour mes derniers jours ici, avant de retourner à la dure réalité de la vie en France, la recherche de boulot, etc.